Les Contes pour le Leadership

Les contes nous ont façonnés depuis notre tendre enfance. C’est un langage familier, et leur sagesse est ancestrale. Ils s’adressent directement à notre esprit d’imagination et de prise de décision, en court-circuitant notre filtre analytique.

Ces contes vont vous surprendre.

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INFORMATION

Atelier participatif de 2 heures

Groupe de 10 à 15 personnes

Animateur : Amena Haider

Adresse et horaire :

Programmation à venir

Participation : 30 euros par personne, (repas à votre charge si restaurant)

Il y a fort longtemps, en Arménie, un roi possédait un rosier qu’il faisait choyer comme le plus précieux de ses enfants. Car on prétendait que si sur ses maigres branches une rose fleurissait, elle donnerait l’immortalité au maître du jardin. Dès qu’arrivait le printemps, le roi venait chaque matin dans le jardin. Il examinait le rosier attentivement, cherchant désespérément le bourgeon qui le rendrait immortel. Et comme il n’en trouvait pas la moindre trace, il se fâchait contre son jardinier, qu’il finissait par chasser.

Les années passaient et les plus grands experts s’étaient relayés sans succès au chevet du rosier, lorsqu’arriva un tout jeune homme.

« Seigneur, dit-il au roi, j’aime les roses pardessus tout, je souhaite tenter ma chance. »

Le roi s’apprêtait à le congédier, mais devant l’assurance et la détermination du jeune homme, il lui ouvrit les portes du jardin.

A compter de ce jour, le garçon ne vécut plus que pour son rosier. Il bêchait tendrement la terre autour de son pied. Il l’arrosait goutte à goutte. Il demeurait près de lui nuit et jour. Il le protégeait du vent et, aux premières gelées, il l’habillait de paille.

Dans sa folie d’amour, il finit même par lui parler :

« Rosier, où as-tu mal ? »

A peine eût-il prononcé ces mots qu’un ver noir et luisant sortit de ses racines. Il allait le saisir, mais une hirondelle qui passait, le happa et l’emporta.

Alors un bourgeon vint sur le rosier. Et au petit matin, quand le jeune homme le caressa, une rose s’ouvrit.

Fou de joie, le garçon courut annoncer au roi la bonne nouvelle.

« Me voilà immortel, me voilà immortel ! s’écria le monarque. »

Il couvrit son jardinier de cadeaux et lui confia à tout jamais les soins de la rose.

Dix années passèrent et, un soir d’hiver, le vieux roi rendit son dernier souffle.

« Finalement, se dit-il, tout cela n’était que légende. Le maître du jardin meurt, comme tout le monde. »

« Non, lui murmura le jardinier agenouillé près de lui. Le maître du jardin, ce ne fut jamais vous, mais celui qui a veillé et veille encore. »

Il ferma les paupières du roi et sortit, souriant, sous les étoiles. Il avait le temps, désormais, tout son temps !

 

D’après un conte arménien.

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